mars 2009

Les chemins de l'orientation passent par le Kiosque

Quelle vie hors du bac S ?
Renseignez-vous dès maintenant !

Mars-avril, c'est la période où les décisions d'orientation se préparent.
De nombreux organismes partenaires du Kiosque proposent forums de l'emploi, sessions de formation, etc.
Il faut les contacter pour s'informer sur ces grands rendez-vous mais également pour consulter leurs documentations ou bénéficier d'un entretien individuel.
Des rencontres avec un conseiller qui fonctionnent généralement autour des mêmes principes : gratuité, anonymat, écoute individuelle.
C'est aussi le moment où de nombreux établissements scolaires et centres de formation organisent des portes ouvertes.
Il ne faut pas hésiter à se déplacer pour rencontrer les professeurs, poser des questions aux étudiants et sonder l'environnement.

• Cité des métiers de la cité des sciences : www.citedesmetiers.com

• CIDJ : www.cidj.com

• Pour l'orientation scolaire :

CIO de Pantin (ministère de l'Éducation nationale)
Tél. : 01 48 44 49 71

• Pour des infos sur l'apprentissage:

Chambre des métiers et de l'artisanat
Tél. : 01 41 60 75 40, e.clement@cma93.fr

• Pour consulter des fiches métiers :

www.onisep.fr (orientation scolaire, concours…),

www.cned.fr
(enseignement à distance),

www.cfarif.net
(trouver une formation et CFA en IDF, découvrir l'alternance),

www.lesmetiers.net


www.infostages.com


Orientation post-bac : à vos agendas !

Les premiers classements de voeux doivent être saisis avant le 20 mars.
Le calendrier des démarches à suivre peut être consulté sur :
www.admission-postbac.fr

Guide précieux dans le labyrinthe des structures d'aide à l'orientation, le Kiosque offre un appui personnalisé à chaque jeune Lilasien qui le souhaite. Un interlocuteur de choix, dans cette période de l'année où les décisions doivent se prendre.

 


Les élèves de la filière professionnelle comptabilité au lycée Paul-Robert.

« Beaucoup de jeunes disent avoir peur de l'avenir et avoir la pression ! » explique Emmanuelle Simo, la souriante informatrice jeunesse du Kiosque.
Une pression qui s'accroît fortement entre mars et avril, saison des portes ouvertes des écoles, du choix d'options en lycée, mais aussi de la recherche de stages et de contrats d'apprentissage.
«Ils se trouvent face à des choix d'orientation et, souvent, ils n'ont pas encore les éléments nécessaires de connaissance du monde du travail et d'eux-mêmes. Ils ont des difficultés à se projeter dans un avenir professionnel », remarque Emmanuelle. « On essaie de les aider à faire le point, dans un climat détendu, et de les rendre autonomes dans leurs recherches d'informations ainsi que dans leurs démarches. »
Précieux allié des Lilasiens, le Kiosque assure le relais avec les grandes structures d'orientation : CIO (centre d'information et d'orientation), CIDJ (centre d'information et de documentation jeunesse), Mission locale, etc.
Chacun peut pousser la porte de ce service municipal gratuit, toute l'année, sans rendez-vous, pour trouver une aide individuelle et sympa, qu'il s'agisse de rédiger son CV ou sa lettre de motivation, de surfer sur les bonnes pistes de l'emploi, de feuilleter les fiches d'information, d'obtenir l'écoute ou les conseils d'un psychologue pour préparer un entretien.
Des services qui s'adressent surtout aux 16-25 ans, mais que l'on sollicite dès la 5e et parfois même après l'âge limite.

Quelle vie hors du bac S ?

Cette pression ressentie par les jeunes, tous les professionnels de l'orientation en parlent et s'accordent généralement à la trouver excessive. Eux-mêmes n'hésitent pas à tordre le cou à l'idée qu'« on ne peut rien faire sans le bac S (filière scientifique) ».
Christiane Freyermuth est responsable de la formation des informateurs au CIDJ : « La vie est de plus en plus dure pour les jeunes. Le système produit l'idée qu'il n'y a pas de salut hors du bac S et des filières d'élite. Ailleurs, les enfants savent depuis la 6e ou avant qu'on les classe parmi les nuls des nuls. Il semble comme acquis qu'il y a une société à deux vitesses. Si je pouvais faire passer un message, c'est qu'il y a une vie hors des filières d'élite. Le jeune doit se centrer sur ses propres motivations, réinvestir son propre projet. Retrouver confiance », conseille-t-elle.
« On essaie de dédramatiser le choix d'une première orientation », explique également Annie Le Gall, conseillère d'orientation à la Cité des métiers, autre partenaire du Kiosque.
« Un parcours professionnel, c'est un cheminement avec des étapes, le métier n'est pas toujours en adéquation avec la formation initiale. Il peut y avoir des années de break, des réorientations. On a le droit de se tromper ! » dit-elle.
Même si elle déplore que l'orientation soit lourdement dépendante du bulletin scolaire : « La fameuse filière S suscite beaucoup de déprimes. Il faut choisir un bac dans lequel on va se sentir à l'aise. Mieux vaut un bac ES (filière économique) bien réussi qu'un bac S obtenu tout juste ou mal vécu.»



Emmanuelle Simo:


« Les jeunes ont des difficultés à se projeter dans un avenir professionnel. »