octobre 2013

Les ondes aux Lilas

Antennes relais aux Lilas : principe de précaution !

Au nom du principe de précaution, la ville des Lilas continue de s'opposer
à l'installation d'antennes relais de téléphonie mobile sur son territoire.
Mais, sauf exception, la justice ne l'entend pas de cette oreille.


Aujourd'hui, aucune étude fiable ne démontre que les ondes électromagnétiques relayées par
les quelques 37 000 antennes relais de téléphonie mobile implantées en France (1,4 millions dans
le monde), dont plusieurs aux Lilas, ne sont pas dangereuses pour la santé.
Devant cette incertitude, la municipalité a toujours fait jouer le principe de précaution et s'oppose avec force à l'installation de telles antennes sur la ville. C'est encore plus le cas quand elles se trouvent à proximité immédiate d'un groupe scolaire ou d'une crèche.



Arrêtés interruptifs des travaux

Pour qu'un opérateur puisse installer une antenne relais, il suffit d'une simple autorisation du bailleur et d'une déclaration préalable à l'ouverture des travaux. A chaque fois, en se basant sur le respect
du principe de précaution, le Maire prend un arrêté interruptif des travaux de façon à bloquer
les installations. Ce fût le cas ces derniers mois avec un opérateur qui souhaitait installer une antenne sur la toiture d'un grand ensemble collectif rue de la Rochefoucauld (près de l'école Victor-Hugo)
ou pour un autre qui souhaitait utliser le toit d'un immeuble de la résidence Jalancloud située
rue Romain-Rolland, près du groupe scolaire.
Malheureusement, le tribunal administratif casse systématiquement les arrêtés interruptifs du Maire. Le tribunal a jugé « qu'aucun élément circonstancié n'était de nature à établir, en l'état actuel des connaissances scientifiques, l'existence d'un risque résultant pour le public d'une exposition aux champs électromagnétiques… ».
De même, le juge ne reconnait pas l'existence d'un trouble anormal du voisinage. Dans la première affaire, la Municipalité a de nouveau fait arrêter les travaux.


Agir au niveau de l'agglomération

La municipalité a demandé à la communauté d'agglomération Est Ensemble de reprendre cette action et d'adopter une charte à opposer aux opérateurs généralisant le principe de précaution sur
le territoire des neuf communes.
Une réflexion sur le sujet devrait bientôt être lancée par les services d'Est Ensemble.

Pas d'antennes relais sur les bâtiments communaux

Pour mettre les différents sites municipaux en réseau, certains bâtiments communaux accueillent des antennes. Mais ce sont seulement des ponts radios qui permettent des relais entre les sites et en aucun cas des antennes pour la téléphonie mobile.