mai 2009

Se loger aux Lilas

Le marché immobilier

Loyers et prix d'achat en constante augmentation, propriétaires de plus en plus exigeants, faible volume des transactions immobilières et pénurie de logements sociaux… Se loger aux Lilas, comme dans l'ensemble de la région parisienne, est de plus en plus difficile, notamment pour les familles les plus modestes.



La population des Lilas s'élève désormais à 22 221 habitants. Une augmentation qui peut être rattachée à la croissance de son parc de logements, de 8,3% entre 1999 et 2005. La ville compte actuellement plus de 11 000 habitations dont 90 % d'habitat collectif, principalement des immeubles de faible hauteur.
L'habitat individuel situé principalement autour de la place Charles-de-Gaulle et dans la partie sud du quartier des Bruyères-Chassagnolle se compose de pavillons ou de maisons de ville.
Les logements lilasiens sont assez anciens (36% ont été construits avant 1949) et de petite taille (72 % comptent une, deux ou trois pièces). La part de propriétaires y est supérieure à celle des communes limitrophes, soit près de la moitié.
Si cet accroissement du nombre de logements sur la commune a permis à de nombreux ménages de venir s'y installer, cela ne saurait faire oublier les difficultés à se loger en Île-de- France, notamment dans les villes de la petite couronne.

Immobilier : la ville la plus chère du département

Depuis près de quinze ans, la ville des Lilas, comme l'ensemble de la région Île-de-France, connaît une forte croissance des prix du foncier et de l'immobilier qui rend très difficile l'accession à la propriété. La ville des Lilas est, de ce point de vue, considérée comme la ville la plus chère de la Seine-Saint-Denis.
Ainsi, fin 2008, le prix moyen d'acquisition au m2 d'un logement neuf s'élevait, d'après les données de l'Adil 93 (Agence départementale d'information sur le logement), à plus de 5 380 € le m2 dans la commune, contre 3460€ à l'échelle de la Seine-Saint-Denis. Le prix de l'ancien se situait, lui aussi, parmi les plus élevés du département, avec une valeur moyenne de 4250 € le m2.
Le prix moyen de location s'élevait à 17,10 € le m2 dans le département et à 19,90 € le m2 aux Lilas.

JEAN-JACQUES BARDIN,
RESPONSABLE D'AGENCE
IMMOBILIèRE :


« Malgré la crise, on ne peut pas réellement parler de baisse des prix de l'immobilier aux Lilas»
« L'effet crise » : moins de transactions mais pas de baisse des prix de vente

La crise financière mondiale a-t-elle eu raison de cette hausse importante des prix à l'achat et à la location ?
Jean-Jacques Bardin, responsable de l'agence Guy Hoquet aux Lilas nuance: «Depuis plusieurs mois, on fait moins de transactions et certains produits sont plus durs à vendre mais on ne peut pas réellement parler de baisse des prix de vente.»
Ce que confirme Nathalie Bouyer de l'agence Immo5 : «Face à une demande un peu plus faible, les propriétaires vendent leur bien au prix du marché et non plus au-dessus comme ce pouvait être le cas avant la crise.»
Conclusion, une baisse des prix de négociation de 5 à 10%. Quant à la location, tous deux sont unanimes, «aucune baisse de prix n'est observée car il y a aux Lilas très peu d'offres pour une demande toujours très forte».