octobre 2012

Quand Lilas rime avec cinéma

Mélodie en sous-sol

Dédiée aux tournages, la station de métro Porte des Lilas-cinéma surnommée « le quai fantôme » a accueilli les équipes d'Amélie Poulain ou des Femmes de l'ombre.
Visite guidée.





Porte des Lilas

Quel est le point commun entre Sophie Marceau, Meryl Streep, Audrey Tautou, Kad Merad et Gilles Lellouche ? Ils sont tous venus tourner aux Lilas. Vous ne les avez pas vus ? Normal, ils étaient 19 mètres sous terre, dans la station de métro « Porte des Lilas-cinéma », une station « fantôme » qui reliait autrefois la Porte des Lilas et Le Pré Saint Gervais. De fait, à l'intérieur de la station Porte des Lilas, deux portes restent closes au public. Derrière, des escaliers et un quai très prisé des metteurs en scène qui l'utilisent pour tourner en toute tranquillité.

Sans le savoir, vous avez déjà vu cette station fantôme. Récemment dans A bout portant, quand Gilles Lellouche tente d'échapper à deux policiers à la station Opéra, il dévale des escalators, saute sur les rails et se jette derrière une rame. Le début de la séquence à été tourné à Opéra et la fin, plus délicate, a été filmée « Porte des Lilas-cinéma », station que l'on avait « maquillée » aux couleurs du film pour l'occasion.


Magie du cinéma

Les lignes préférées des réalisateurs sont la 6 pour la vue sur la tour Eiffel et les lignes 10, très longue, et 3 bis, peu fréquentée, où ils peuvent privatiser une voiture pendant les heures creuses. Mais la station « Porte des Lilas-cinéma » est parfaite pour le confort qu'elle offre, avec la possibilité de tourner dans les conditions d'un studio, de 8 à 20h, avec une rame mise à disposition et la présence d'un conducteur pour les mouvements de métro. Très facilement aménageable, il suffit d'un changement de pancartes et de luminaires et l'on se retrouve à l'époque souhaitée par le chef décorateur du film.
Ainsi, magie du cinéma, pour Les Femmes de l'ombre (2008), des affiches de propagande allemande et la rame Sprague-Thomson, classée au patrimoine historique, ont contribué à métamorphoser la station, censée être celle de La Concorde pendant les années 40.
La magie a néanmoins un prix et la RATP demande une participation entre 15 et 17 000 euros par journée de tournage.