www.ville-leslilas.fr
  lilas  
 
ville des Lilas
ville
 
 
 
jeudi 11 mars
14h48


 

 

> accueil : la ville : son histoire

 
 

 

 

 

 
 
 
recherche

meteo
-2/7°
très nuageux
lever du soleil
07h16
coucher
18h48
pratique

  plan interactif
numéros
utiles
formalites formalités
& état-civil
contacter
la mairie
l'agenda
de la ville
le répertoire
économique

offres
d'emploi

     
  photo  


et de sa création en octobre 1867

 

     
 

 

      une ville jadis couverte de bois

Autrefois, le territoire de la ville des Lilas était couvert de champs, de vergers, de vignes et de bois, principalement de lilas et de bouleaux. Au 18e siècle, on n’y trouve encore aucune habitation. A cette époque, la carte des chasses ne fait mention que d’un seul lieu-dit: “les Brières” à Bagnolet.
L’axe central du développement urbain des Lilas, la route de Paris par Belleville à Romainville existe déjà en 1740. Deux châteaux se partagent alors une bonne partie du territoire: le “château des Bruyères”, habité en son temps par la famille de Rohan-Chabot, détruit en 1760, et le “château de Romainville”, propriété du Maréchal de Ségur.
Le plan de 1780 indique le “bois des bouleaux” sur une zone comprise entre Pantin, Belleville, Bagnolet, Romainville. À partir de 1780 s’étendent Belleville et, plus haut, La Courtille, annexés à Paris.
De 1810 à 1845, le bois des Bouleaux, devenu bois de Romainville, devient une promenade à la mode, célébrée par Paul de Kock. Les parisiens en manque de verdure viennent y promener leurs conquêtes, leur faire goûter le petit "gris de Bagnolet", danser à "la Poule Russe"... et se perdre dans le bois. Le plus célèbre de ces parisiens est le romancier populaire Paul de Kock, qui, tombé sous le charme, y fera construire une résidence.

Très vite, le bois diminue, au profit de constructions. Le lieu passe en trente ans de trois maisons en 1820, à 300 demeures bâties... et une trentaine de débits de boisson en 1858. Chaque commune intervient sur son territoire sans concertation avec les autres. Aussi les 300 propriétaires (pour 2000 habitants…) se syndiquent afin d’être traités de la même façon sur un territoire qu’ils jugent commun. Ils envoient le 20 février 1859 une pétition au baron Lepic, sous-préfet de l’arrondissement de st Denis, demandant la création d’une municipalité autonome qui s’appelllerait “Le bois de Romainville”. Les communes alentour, rejointes par Le Pré-Saint-Gervais s’y opposent, mais la mairie de Romainville tombe aux mains de Guérin Delaroche, propriétaire dans ledit bois. Sa municipalité (majoritaire territorialement dans le projet) vote pour la création d’une commune: Napoléon le Bois.

      la naissance d’une commune

Le développement commercial et culturel de la ville, le manque d’écoles concourrent à envisager une autonomie propre du bois de Romainville. Le 28 juin 1867, le corps législatif adopte le projet de création des “Lilas”, commune formée de territoires distraits des communes de Pantin, Romainville et Bagnolet, lesquelles constituaient, avant la Révolution, des municipalités de la Généralité de l’Élection de Paris, et des paroisses du doyenné de Chelles.
Le 9 juillet, le Sénat accepte la promulgation de la loi. Le 24 juillet, au nom de Napoléon III, est promulguée la loi créant la commune, 71e du département de la Seine. Guérin Delaroche qui s’est désisté de ses fonctions de maire de Romainville est nommé maire des Lilas par décret impérial du 5 octobre, en même temps que les membres du nouveau conseil municipal dont la réunion à lieu le 27. «De 1867 à 1893, [Les Lilas sont une] commune de l’arrondissement de Saint-Denis et du canton de Pantin. Maintenue à ce canton par la loi du 12 avril 1893.»*

   
     

A la fin du XIXe siècle, les petites entreprises se multiplient. Parmi les manufactures les plus importantes, la maison Patrelle commercialisera le “savon des Brières” et “l’arôme Patrelle”, rondelles d’oignons qui parfumaient les potages, plusieurs usines de caoutchouc, l’entreprise de celluloïd Petitcolin...

La rue de Paris, desservie dès 1898 par des omnibus en provenance de la capitale voisine, déjà envahie par une multitude d’épiceries-buvettes, devient très commerçante et adoptera le surnom de “grande artère du pays”.
En 1908, on relève aux Lilas les noms de seize épiceries, trois grainetiers, neuf boucheries (dont la boucherie Lebœuf), neuf boulangeries...
En 1914, on compte 14 000 habitants dans la commune, près de 20 000 entre les deux guerres. Le patrimoine architectural de cette époque est encore visible dans la ville: l’hôtel de ville républicain rue de Paris (Charles Héneux, 1883-1884, peinture de Jean-Léon Gérôme), la salle des fêtes à l’angle des rues Waldeck-Rousseau et Paul de Kock, (Léopold Bévières, 1903-1905, plafonds peints de Victor Tardieu, 1908), le Fort de Romainville (1870), l’hôtel d’Anglemont, la Cité-Jardin.

La Deuxième Guerre mondiale touche dûrement la ville comme en témoignent les nombreuses plaques apposées à la mémoire des résistants.

Après la seconde guerre mondiale, la ville connaît une époque de développement économique, crée des équipements culturels, sportifs (gymnase Liberté, rue de Paris, en 1936) et scolaires. Le métro remplace petit à petit le tramway et la station Mairie des Lilas est inaugurée en 1937.

   
     

      Les Lilas d’aujourd’hui

Le secteur tertiaire constitue aujourd’hui la plus grande part de l’activité économique des Lilas. Malgré une baisse d’activité, notamment depuis le milieu des années 80, les commerces mènent toujours bon train. Le marché, tenu le mercredi et le dimanche, connaît toujours une forte activité, rejoint depuis peu par le marché bio du vendredi après-midi..
Les parisiens redécouvrent le charme des petits pavillons de banlieue, des habitats modernes de petite et de grande échelles voient le jour, une zone d’activités commerciales est actuellement en construction dans le centre ville, les espaces verts se redéploient, la vie culturelle se développe, le métro pourrait se prolonger, le périphérique se couvrira bientôt... Tout semble prêt pour que Les Lilas retrouvent leur fraîcheur et que les habitants fassent à nouveau plus qu’y dormir...

* source: État des Communes, 1901

 

 
     
  histoire municipale

les maires des Lilas depuis sa création
Victor-François-Xavier Guérin-Delaroche, octobre 1867 – septembre 1870
Arthur-Henri comte Lambin d’Anglemont, maire provisoire, septembre 1870 – janvier 1871, démissionnaire
Edmond Jacquet, janvier, 1871 – mars 1874 fin de mandat
Charles Rozière, mars 1874 – octobre 1876 démissionnaire
Jacques Pasquier, octobre 1876 – décembre 1877 démissionnaire
Charles Rozière, janvier 1878 – avril 1880 démissionnaire récidiviste
Edmond Jacquet, mai 1880 – janvier 1882 démissionnaire
François Péan, février 1882 – août 1887 démissionnaire
Pierre Boirre, octobre 1887 – mai 1888 fin de mandat
Jacques Pasquier, mai 1888 – novembre 1890 démissionnaire récidiviste
Auguste Courvoisier, mai 1891 – février 1896 démissionnaire
Maximilien Leclerc, février-mai 1896 fin de mandat
Hector Ségaux, mai 1896 – mars 1902 fin de mandat
Eugène Decros, mars 1902 – juin 1938 décédé
Henri Ghyse, juillet 1938 – mai 1941 démissionnaire
Leopold Selle-Berthier, mai 1941 – avril 1942 démissionnaire
Fleury Lourd, août 1942 – avril 1943 démissionnaire
Georges Valognes, avril 1943 – août 1944 mandat réduit
David Rosenfeld, août 1944 – mai 1945 mandat réduit
Daniel Georges, mai 1945 – octobre 1947 mandat réduit
Marcel Joseph-François, octobre 1947 – décembre 1952 décédé
Louis Prévot, janvier 1952 – mai 1953 fin de mandat
Georges Jacquot, mai 1953 – juin 1956 démissionnaire
Henri Labanowski, juin-décembre 1956 dissolution du conseil
Délégation départementale, décembre 1956 – janvier 1957
Léon Vallée, janvier 1957 – mars 1959 fin de mandat
Auguste Rabeyrolles, mars 1959 –1983
Jean-Jack Salles, mars 1983 –avril 2001 fin de mandat
Daniel Guiraud, depuis avril 2001
 
     
 


«En 1811, une de mes premières passions m’incita à écrire mon premier roman. Elle avait dix-sept ans. C’était une grisette, une petite fleuriste de la rue Saint-Martin...(...)
Connaissant le Bois comme ma poche, je ne m’y égarais avec une de mes conquêtes que pour y récolter le bénéfice de ses terreurs. Sur la lisière du Bois, un cabaret villageois, à la fois propre et simple, vous invitait à entrer pour vous rafraîchir. C’était la Poule Russe. Il existe encore. On y buvait du petit vin de Bagnolet, du "picton" à quatre sous la bouteille.»

 
 

Paul de Kock
Mémoires

 
     
  savoir plus  
 
  Lire l’ouvrage
“Quand Les Lilas”, l’ouvrage de référence sur l’histoire de la ville, réalisé par Jean Huret.
En consultation à la bibliothèque André Malraux et en vente au prix de 33,40€ au service archives-documentation.
 
 
Cart'o'lilas
Envoyez vos messages sur un air de lilas
 
 
 
  mentions légales haut de la page  
 
  www.ville-leslilas.fr
 
  lilas