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Cinéma du Garde-Chasse : la salle
Il existe un accès pour les
personnes handicapées.
Il suffit prévenir avant par téléphone pour
que l'accueil soit bien organisé.
Ce bâtiment somptueux du début
du XXe siècle, face à un parc ombragé, après
avoir été l’une des plus belles salles des fêtes
d’Île-de-France, abrite aujourd’hui une salle
polyvalente, accueillant concerts, spectacles, pièces de
théâtre et cinéma. Parcours des lieux :
Un peu d’histoire
Le 12 avril 1902, est mise au concours de l'aménagement de
l'ensemble Paul de Kock (salle de conférence, école,
square), à l'emplacement du jardin qui appartenait à
Paul de Kock. Le 30 août est voté un crédit
de 400 000 francs pour cette opération. Quelque temps après,
les projets sont exposés en mairie.
La Salle des Fêtes a été construite d'août
1903 à 1905, d'après les plans de l'architecte Léopold
Bévière. Ce monument typique de la III° république
s'inspire du grand Trianon de Versailles. Elle est d'abord réservée
aux manifestations éducatives à caractère philanthropique
(conférence, théâtre, bal…). Le projet
de sculptures intérieures est voté en février
1904. En 1905 l'ensemble est achevé et on dessine le jardin.
On inaugure tout cela en grandes pompes le 15 octobre 1905 (présence
du préfet de Selves, musique du 46° RI, moults longs
discours, bal, course cycliste, frappe d'une médaille, compliments,
copieux banquet…). La salle de conférence restera longtemps
l'une des plus vastes de banlieue.
Les plafonds
Le 3 juin 1905, le conseil municipal se penche sur la décoration
des plafonds.
Le 3 juillet 1907, le Conseil Général de la Seine
ouvre un concours destiné aux "artistes français".
Le 2 décembre de la même année, 50 projets sont
exposés au Palais des Beaux-Arts de la ville de Paris.
Le 29 mai 1908, les 4 finalistes présentent des "fragments
à grandeur d'exécution".
Le 9 juin 1908, commande est faite à Victor Tardieu de réaliser
une grande fresque (160 m2) sur le thème « Au temps
de Paul de Kock », dans un délai de 2 ans, pour une
somme de 25 000 francs or. Il s'inspire de l'opérette Véronique,
d'André Messager, elle-même inspirée de l'œuvre
de Paul de Kock. En août 1911, la toile roulée est
déposée à la mairie, puis marouflée.
La Fresque « Le Baiser lilas de Véronique » orne
le plafond de la salle des fêtes des Lilas. Elle est inscrite
à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.
Une des scènes, celle de la promenade, s'inspire de l'opérette
Véronique de Paul de Kock: « Courtisée par Florestan,
Véronique sur son âne ».
La cimaise occidentale représente « La fête aux
lampions aux Arènes de Lutèces ».
Le plafond nous offre les portraits du préfet de Sèlves,
du maire, de ses adjoints, de l'architecte, et du peintre lui-même.
L'éclairage électrique est posé en 1920-1921.
Pour la légende, tout théâtre a ses fantômes…
une malédiction semble avoir frappé l'architecte et
le peintre du lieu, décédés la même année
1937. Il paraîtrait que parfois depuis…
L'ensemble des peintures a été rénové
en 1972.
En 1994, la salle des fêtes est entièrement restaurée.
Elle bénéficie depuis d'un équipement scénique
moderne de grande qualité permettant d’accueillir une
programmation de spectacles vivants très diversifiée
ainsi qu’une programmation cinématographique.
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