LIL'ART 2011
Recueil L'
mercredi 21 septembre 2011

Lil'art en poésie

Ecrire au fil de l'expo, c'est l'aventure que nous avons proposée aux visiteurs de Lil'Art pour son 10° anniversaire.  Bien accueillie par les organisateurs, l'idée présentée par l'association L'air de dire, a fait son chemin, et en voici les fruits : vingt trois textes choisis pour leur poésie, leur humour, leur acuité…

Ce qui frappe c'est tout d'abord la diversité des univers qui se croisent, des regards, des émotions, avec le sentiment de participer à quelque chose qui nous dépasse, nous rassemble et nous ressemble, exprimé par les artistes dans les formes, les couleurs, les matériaux différents, une sorte d'utopie aussi nécessaire que l'air qu'on respire. La plupart de ces textes font directement référence à une œuvre exposée, quelques photos les accompagnent, d'autres à une ambiance, une rencontre avec l'artiste, une rêverie...

Une quarantaine de visiteurs ont bien voulu jouer avec nous, parmi lesquels, à notre grande joie, des enfants. C'est ainsi qu'une petite fille s'est approchée, me demandant : qu'est-ce que c'est un atelier d'écriture ? Je lui ai répondu : promène-toi dans l'expo, vois ce qui te plait, et raconte une histoire. Et voilà Julie partie, avec sa sœur Anataly et leur amie Sacha, qui peu après nous ramenaient trois histoires délicieuses. Elles ont compris très vite, elles ont joué le jeu avec plaisir et soutenu leur création jusqu'à la lire publiquement à la fin de Lil'Art.

Les visiteurs en général ont volontiers saisi le papier et le stylo que nous leur tendions, pour aller à la rencontre des œuvres, des artistes et d'eux-mêmes. Quelques uns ont eu plus de difficultés, mais beaucoup moins en fin de compte que ce qu'ils croyaient. Après quelques minutes de résistance, Olivier, le flûtiste, a peut-être saisi l'essence de ce que nous faisions: « Ce que j'aime tant ce sont ceux qui ferment les yeux pour mieux voir; et nourrir du même coup une part de mon rêve. »    

Ecouter ces textes lus par différentes personnes sur la petite scène improvisée du théâtre du Garde Chasse, nous a permis d'en percevoir la résonance, la profondeur, une façon joyeuse de les partager.

Grâce aux photos de Florian Clor, Hadjira Ghebriou et Ludovic Blanchard, le dialogue peut se poursuivre entre images et textes, source inépuisable de création.

Colette Funfschilling et moi-même remercions tous ceux qui ont rendu possibles ces moments précieux : artistes et organisateurs, les amis qui nous ont aidées ainsi que les visiteurs de Lil'Art qui se sont aventurés dans l'écriture avec L'air de dire. Enfin merci à ceux qui liront ces textes d'en accueillir les secrets.

 

Cécile Tricoire

 

Colette Funfschilling est professeur de lettres, comédienne et conteuse.

Cécile Tricoire est traductrice littéraire et anime des ateliers d'écriture.

 

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Entrez Messieurs Mesdames…

 

Ils sont là.

Ils attendent.

Un regard, un sourire, une approche…

 

Ils se mettent en vue

Avec leurs couleurs, leurs traits,

leurs formes…

Des morceaux de leur intimité et de leur rêves…

Leurs visions, leurs peurs et leurs obsessions.

Ils vous livrent tout, à vous qui passez.

 

Alors entrez, entrez, messieurs , mesdames,  dans le monde qu'ils vous offrent pour un instant. Un monde à partager.

 

Et ce détour pour un voyage dans le bleu, le rond, le glacé, le suivi de la ligne ou de la main,

à portée de regard.

 

Entrez, entrez, messieurs, mesdames

            dans l'univers…    des artistes.

                      Martine Rosenzveig, artiste exposante

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Parce que le rouge n'est pas ma couleur préférée, mais elle représente tellement. Que Choisir ? L'ivresse ou l'affection, le désir ou le désaccord.

Comme un commun accord, les coups de pinceau ne font qu'un, au final, pour représenter un sentiment . Que choisir ? Le dégoût, la jalousie ou l'amour ?

Cette couleur n'est pas ma préférée mais elle me fait admettre tellement de choses, indescriptibles certes, mais agréables à ressentir. J'aime à contempler ce tableau car, même si le rouge n'est pas ma couleur préférée, ce tableau est mon favori.

                               Virginie

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L'histoire de la grenouille

 

C'est l'histoire d'une grenouille, pas plus grosse qu'un bœuf, qui s'ennuyait dans sa mare avec les crapauds, pas beaux.

Madame la Grenouille décida de quitter sa région. Elle traversa les montagnes, la plaine, la mer, les routes, pour un beau jour arriver toute essoufflée, par un matin ensoleillé du mois de mai, aux Lilas. C'était la préparation d'un grand événement : Lil'art. Elle était heureuse de se trouver là, folle de joie même.

 

Soudain, elle vit une toile blanche et se jeta dedans.

Depuis jeudi, elle vous observe, vous l'admirez.

Et oui, elle est bien là

au théâtre du Garde Chasse !

Mais elle ne m'a pas dit ce qu'elle  fera après l'exposition.

Glissez votre oreille près d'elle,

elle vous le dira peut-être.

                        Anataly Coquet, 9 ans

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Rouge Noir Blanc

 

Décor d'immeubles noirs recouverts de neige. Image sombre de la ville avec au centre un homme qui pédale dans une rue déserte.

Plus loin, la lumière chaude d'un cœur sur un arbre et un autre arbre, rouge… rouge… rouge…

Au beau milieu la poésie s'est  installée.

                        Jacqueline Valette

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Les brodeuses

 

Les heures coulent lentes

Et je vous imagine là

Assises sous la lampe

Ou près de la fenêtre

Les yeux rivés au cerceau

Et vos doigts oiseaux légers

Agiles et précis

Piquent la toile fine et tirent le fil

Et des fleurs et des oiseaux

Des éventails et des prodiges naissent.

Fil de soie, fil d'or, fil de mille et une patiences

Fil de tous les silences.

 

Ecoutez-vous de la musique, ai-je demandé doucement

La radio, parfois, répond-elle.

Broder libère l'esprit,

Quand je brode, j'écoute et j'entends.

Les bruits du cœur, le tumulte du monde…

 

Brodeuses à petits points , vous révélez la patience

De mille mains

Et vous abreuvez votre âme des silences

Et des chants de femme.

                                Colette Funfschilling

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Bercé par les eaux expressives de l'archipel,

Le cochon volant éclaire mon esprit

Dans la contemplation du marabout kényan

Quel voyage sur l'île art des Lilas

Qu'on lit là…

 

Que passe en toi l'idée qu'un pas sans toi

Ne fait avancer que si tu peux compter

Sur un toit ou un autre toi

Que ce genre d'idée saura couvrir

De bienveillance.

 

Merci Pas sans toit .                       

                         Vincent

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Au little îlot des Articiens

 

On y entre par la porte Waldeck

Quoi faire en first ?

A la sinistre ?

Ou

A la derecha ?

 

La brise présente lui montre la derecha

C'est la déesse, sa posture, en posture

Soudain prenant allure de Sirène

Enrobée jusqu'à loin d'une toile de pêche

Toute de dorée rouge.

Elle endosse un masque sur le visage

Lèvre et œil teintés, c'est inhabituel pour elle

C'est l'œil de l'enfant, qui a de suite perçu

Cette pierre du visage, pierre de jade

Elle, Elle était nue

Elle ne l'est plus.

                               Hadjira Ghebriou (œuvre d'Aydé Rouvière)

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Les cochons volent au secours de l'éléphant lumineux

ils ont mouché leur chandelle…

 

Le marché s'est éteint.

 

Dans la nuit, l'âme des lutins de terre cuite vole de stand en stand. Une ombre passe sur la colonne de faux marbre, une vitrine brouillée s'illumine, les colliers de plumes réclament des cous graciles.

 

Ah ! l'éternel !

                         Jérôme Boy (œuvres de Lika Kato)

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L'histoire du chien

 

Vous le voyez, vous, le chien ?

Non ! c'est impossible.

Alors imaginez-le.

D'abord, il a l'aspect d'un cavalier King Charles, plutôt brun.

Si vous le voyez vous me direz sûrement : il n'est pas brun, il est noir. Mais moi je vous dirai : c'est l'imagination, mes amis.

Alors posons-nous la question : comment ce chien a-t-il pu se retrouver là ? En tous cas, pas par hasard.

C'est plutôt une histoire bien réelle : un jour ce chien est parti en concours de beauté avec sa maîtresse. Malheureusement, cet animal aventureux s'est échappé de sa cage et s'est retrouvé à Lil'art avec Moustache, le chat ici présent. Tous deux adoptés par une adorable femme nommée, Cécile.

                        Julie Coquet, 11 ans

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Ma chère Aimeline

 

Le bleu du ciel de cet après-midi de mai m'a sortie de ma casanerie, mes pas m'ont amenée au centre de ma bonne petite ville où depuis quelques années a lieu une belle manifestation culturelle : Lil'Art. – l'Art de la ville, c'est ma traduction. Tu ne peux imaginer ces multiples inventions de tout avec tout : chiffons, sacs poubelle, métal usagé ou hors service. Tiens, le pommeau de douche, en l'état, transformé en lampe éclaireuse, entre les tableaux, les faiseurs de bijoux pour dames ; je suis déjà impressionnée par les peintres en tout genre : paysages, corps etc. Je me sens comme dans un laboratoire sans interdit, où la recherche rejoint sans cesse l'art. L'Homme est bigrement doué. A quand une invention, quelque chose, pour arrêter les misères ? Je sais, j'exagère. Il te faut voir cela !

Je t'embrasse sur tes bonnes joues !

                           Manette Nicholson

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Un portrait de Juliette Rolland au marché

 

La vitre qui pleurait

Elle qui attendait !

Mais il n'est jamais venu.

Alors elle s'est grisée

                 grisée, grisée…

Puis, toute grise, elle a disparu !

                            Valeria Thomas

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Venue au hasard

 

Venue au hasard d'une course aux Lilas

dans cette rue qui me conduit au parking…

Une affiche attirante et sensible, haut perchée,

quelques œuvres paisibles et lumineuses dans leur simplicité…

Je fais un pari : j'entre, dans ce lieu qui m'évoque de prime abord une caverne d'Ali Baba.

 

Un sourire délicieux m'explique que je peux m'exprimer sur les œuvres, et je plonge dans l'atmosphère du lieu.

Œuvres fragiles et spontanées, œuvres réfléchies et façonnées, œuvres délicates et poétiques, œuvres d'imaginations profuses, œuvres qui ne me plaisent pas.

L'artiste expose sous le soleil, et son chemin semé d'embûches m'émeut toujours, quel qu'en soit le résultat. Travail sur la matière, le métal, le plastique, la forme, la couleur, originalité, légèreté….

Cette matinée fut pour moi un formidable moment poétique.

                                Anne Claude Ngo-Rossignol

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En venant écouter La Traviata,

j'ai rencontré Fanny Botton :

Les partitions, dans ses tableaux,

parsemées, m'ont beaucoup touchée.

Mon œil a alors été attiré

Par d'autres couleurs dans ses tableaux.

 

Avant d'aller m'asseoir,

Je garde Fanny dans mes yeux. 

                              Sylvie Rieunier

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Lil'Art Swing

 

Sur un air de swing, comment dire toutes les rencontres…

Sur un air d'été aux Lilas, les peintres sont venus…

 

A Lil'Art l'amitié et le créateur ne font qu'un.

A Lil'Art on se rencontre, on se parle, on s'étonne ensemble.

A la table des femmes, on déguste des salades d'amour, des tartes solidaires, on se désaltère à leurs sourires, on se souvient qu'elles sont là parce que d'autres souffrent et vivent à travers elles.

Elles créent aussi pour nous des couleurs chatoyantes.

 

Et puis toujours, un peu plus loin, la surprise, la rencontre, l'amitié, une voix tzigane s'élève, un chant profond et joyeux m'invite à la danse, les gitanes ensorcellent.

Volutes de leurs mains, tapent le rythme du feu.

 

Les cabosses de Marie, coloquintes lutines pagaient vers des horizons lointains. L'Afrique, femmes colombiennes, femmes des dentelles, femmes des bijoux, créatrices de rêves, pour nous rendre plus belles.

 

Lil'Art d'amour pour nous rappeler qu'au marché du grand Art la chaleur est pièce maîtresse, la transmission une courroie de vie et le don artistique est don de son soi profond, don du feu qui brûle à l'intérieur et se transmet à l'œuvre créée comme un feu de bois fait palpiter la narine, embaume la maison.

 

Rencontre de tous ces petits secrets, de tous ces jardins donnés, des techniques les plus simples à celles chaque jour plus abouties et qui reviendront l'an prochain avec plus d'éclat, de richesse, de mystère.

 

Lil'Art pour moi ce sont ces femmes, beaucoup de femmes aux yeux rieurs, aux regards attendant parfois avec inquiétude nos réactions à leur œuvre, au baume magique de leur parole.

 

Merci Laure, merci Traviata, merci Marie, Martine, Cécile, Catherine, Maria, Jacqueline, Valérie, Marie Lise, Virginie…

Merci de l'espoir en nous et en la vie que vous nous transmettez.

                         Sylvie Delanne

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L'histoire de Blanche

 

Elle s'appelle Blanche, c'est une jument sauvage qui court dans les pâturages. Elle court comme l'éclair. Cette jument est tellement belle que tous les mâles se retournent sur elle. Un jour, une petite fille a voulu l'apprivoiser. Elle lui a enfilé une bride puis elle a essayé de lui mettre une selle et là, la jument s'est enfuie. Si un jour vous la voyez, Blanche, n'essayez pas de l'attraper car c'est une jument magique.

                                Sacha (12 ans) et Julie (11 ans)

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La boucle et la mouette

 

La mouette a l'œil aiguisé. Par petits bonds saccadés, elle vole, court, trébuche et s'élance sur les galets.

 

Dans un creux de rocher se tapit la perle. Transparente, gemmée, rouge, verte ou bleue.

 

La femme a choisi ses perles, boucles, sautoir, solitaire, fil de fer. Ses cheveux roux volent quand elle tourne la tête.

Comme la mouette elle appelle et désire le grand air et les vagues.

Une grève de galet, de perles et de mouette.

                         Elisabeth Viel, œuvres d'Annie Vernay Noury

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Oh ma chère, j'ai une pensée pour toi en parcourant une exposition pas très loin de chez moi, aux Lilas bien sûr : Lil'art.

Je suis toute ébahie de voir l'ingéniosité de ces artistes, leurs inventions, mais le plus somptueux pour moi je l'ai nommé une traîne de dentelle, réalisée en sacs de plastic blanc, en pensant à une mariée féerique…

Tu me connais, j'aime les matières . J'ai touché la traîne dans ma main. Je ne t'en dis pas plus. J'aimerais que tu sois ici, avec moi. Nous avons les mêmes rêves.

Je te bise

Ta belle Christine.

                                 Christine Abouna, œuvre de Valeria Thomas

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Quel étrange tableau.

Douceur et sérénité,

Tendre regard,

Mais si loin de nous…

Une jeune femme sage, en blouse blanche,

Sans interrogation,

Sans aucun doute,

Si ce n'est le léger frémissement de sa jupe bleue.

Elle tient, retient, soutient l'informe puissance enfantée…

Jaune, couronnée de noir.

Les yeux de cet être ont capté les miens

Ils ne les quitteront plus.

                            Danielle Le Goff       « 28 Avril 2011 » de Cécile Ambert

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L'oiseau saigne de ne plus voler

Icône de dentelle transparente

 

A l'affût d'une feuille envolée

dans la forêt d'ombres chinoises

la jeune fille endormie

écoute les racines de l'arbre…

                         Jeannine Delpierre

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A première vue

A première vue des formes simples, des couleurs primaires, mais quelques secondes suffisent pour apercevoir des silhouettes humaines, des édifices, et on devine alors tout le paysage que l'artiste a voulu nous montrer. Plus qu'une œuvre artistique, ce tableau de Pascal Mikaelian me semble être un message, qui nous dit ceci : il ne faut pas s'arrêter à ce qu'on veut nous montrer, mais aller plus loin pour comprendre.

                          Anonyme

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Mythologies

Ô Ménines
Les enfants voient l'invisible
L'échafaudage du vivant
La perspective
Tout mène au centre.

*

Meninas, maninas
Petite enfant, petites mains
Manipulée ? oui.
C'est le jeu des Ménines
Ainsi font font font
Trois petits tours et puis s'en vont.

*

Le cheval hurlant et le sage

Les mains du sage sont puissantes
Et blancs sont ses cheveux
L'un et l'autre chevauchent
L'un dedans l'autre dehors
L'un regarde et voit
L'autre fonce vers la destination
L'idée première.
Cheval de rêve, cheval de l'âme
Caparaçonné d'une pluie de ciel.
Un capuchon de pénitent l'aveugle
Revêtu des habits du taureau dans les ferias célestes
Cheval-renne aux puissantes antennes
Aux mille étoiles relié.
Un visage d'homme-lion
Transporté
Et des pieds de chair
Car nous sommes humains.

*

Poseïdon, cerveau du monde
Dans l'océan premier
Cosmos en germe
Rêve de l'Alliance.

                         Cécile Tricoire,  quatre tableaux de Corinne Jullien.

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Flâner, suivre ses pieds, à leur gré : déjà, quel plaisir ! Rencontrer un escargot à tuyau et tête de passoire (parce qu'il oublie tout, je pense, quel étourdi !). C'est pour moi le rappel du moment où un enfant s'émerveille et se penche pour voir une fourmi qui vaque à ses occupations, ou un escargot qui trace un sillon sur une feuille de salade : un artiste en herbe !

Boîtes à rêves, à désirs, ouvertes sur des horizons personnels : un paysage marin, des mouettes à perles.

A la boutique crustacés : une école maternelle expose, de jeunes tourteaux, sans doute.

Très beau temps et promenade de fraîcheur : à la source.

                               Sylviane Gippet

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Et la lumière fut !…

 

Elle jaillit d'une perceuse, d'un pommeau de douche, d'un escargot fabriqué de bric et de broc, d'un bonhomme aspirateur.

Art futile, art utile….

 

Poupées de chiffon et de corde, nuancées de noir et de blanc,

En passant par le gris, poupées minuscules…

La « Sirène » les fait mentir, poupée monumentale et multicolore,

Suspendue à son filet, elle nous salue

En accomplissant son (dernier ?) plongeon…

Devant la tortue médusée !

 

10 ans. Totems, totems faits de boîtes cubiques assemblées.

Je regarde l'endroit, je regarde l'envers,

Mais y a-t-il un endroit et un envers, un ados et un avers ?

Œuvre unique sur un portique.

                        Denis Bourgoin


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Tous nos remerciements à Isabelle Altounian, Christophe Lalo et Ludovic Blanchard


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